Épargne de précaution

Comment définir son épargne de précaution ?

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Vous êtes sûrement détenteur d’un Livret A ou d’un LDDS. Ce sont des comptes classiques lorsque nous sommes clients d’une banque. Rémunéré à hauteur de 0,5%, soit moins que l’inflation, vous perdez donc de du pouvoir d’achat (et non de l’argent, nuance) en plaçant de l’argent sur ces comptes. Et de nombreuses personnes remplissent ces Livrets au lieu d’investir leur argent sur d’autres supports plus rémunérateurs. C’est pourquoi il faut se servir de ces comptes que dans le but d’une épargne de précaution.

Combien dois-je placer sur mes comptes livrets rémunérés ?

Certains sites spécialisés conseillent de placer 3 à 6 mois de revenus sur vos livrets pour accuser les « petits coups durs de la vie ». C’est sûrement une bonne réponse, mais je la trouve très incomplète et trop facile. En effet, chacun à une situation différente : on ne peut pas arbitrer de la même manière un célibataire locataire qui gagne 100 k par an, avec un couple et 2 enfants qui vont gagner 40000 euros.

Comment déterminer le montant de mon épargne de précaution ?

Dans un premier temps temps, il faut regarder vos habitudes de dépenses. Je ferais un article sur la classification des dépenses, mais quelles sont les dépenses qui vous sont vraiment indispensables ? Nourritures, assurance, logement, école… Une fois ces dépenses valorisées, mettez 3 mois de ces dépenses de côté.

Ensuite, utilisez-vous des objets onéreux et indispensables au quotidien ? Voiture, électroménager, chaudière… ces éléments varient beaucoup selon la situation géographique et sociale. Valorisez ces éléments et rajoutez 15% de leur montant dans votre épargne de précaution.

Avant l’impôt à la source, l’épargne de précaution pouvait servir également à lisser son impôt pour ne pas se faire surprendre lors des échéances. La flat taxe rend aussi service au calcul de l’impôt, mais dans certaines situations, il faut mieux opter pour le barème d’imposition sur le revenu.

Cela peut rester d’actualité pour certaines situations :

  • Les personnes redevables de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) peuvent lisser cet impôt sur leur compte livret pour mieux gérer leur trésorerie. Ainsi, les contribuables ne sont pas surpris lors des échéances.
  • Aussi, si vous avez de nouvelles rentrées d’argent, par exemple des loyers d’un nouvel investissement locatif ou encore une augmentation de salaire, vous pouvez soit utiliser votre épargne de précaution, soit ajuster votre impôt à la source sur le site des impôts.
  • Le retrait de sommes d’argent sur certains comptes (PEA, assurance vie…) qui sont soumis à de la fiscalité ou des prélèvements sociaux.
  • J’oubliais, ce conseil s’applique également à vos plus-values immobilières et mobilières. Il ne faut pas oublier que ces produits sont taxés. Demandez à votre comptable ou calculez vous-même votre imposition sur la transaction pour bien appréhender vos échéances.

Conclusion

L’épargne de précaution est importante et je vous conseille de vous y pencher. Le jour où vous en aurez besoin, vous ne le regretterez pas ! Considérez votre épargne de précaution comme votre propre assurance. Il s’agit d’une excellente manière de gérer son Livret A. Il faut éviter au maximum d’avoir un besoin de trésorerie et d’être contraint de faire un prêt consommation. En effet, pour un projet (maison principale, création ou rachat d’entreprises), cette épargne peut vous servir d’apport ou de garantie pour convaincre votre partenaire financier.

Et vous ? Que représente votre épargne de précaution ? Valorisez vous d’autres éléments pour vos coups durs de la vie ?

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